LEXIQUE


Remarque : Les astérisques renvoient à un terme présent dans le lexique.


Agrégats (cinq ~ ) (五蘊) : la forme, qui est composée des quatre éléments (eau, terre, feu, air) ; le ressenti (émotions et sentiments) ; la compréhension[1] (quel qu'en soit l'objet, que ce soit par l'intermédiaire ou non du langage : c'est l'identification sommaire d'un objet perçu) ; le processus[2] ; les sept premières vijñāna (considérées ici comme un seul agrégat : les organes sensoriels externes (cfvijñāna racines), manas et la conscience mentale).

Ainsité : 1. Synonyme de tathagatagarbha, c’est le véritable moi, dans son état de pureté parfaite : l’ainsité est encore appelée « nature de Bouddha » (ou bouddhéité) ou « graine d'éveil ». 2. pureté dutathagatagarbha.

Ālayavijñāna (阿賴耶識) : huitième vijñāna*, appelée aussi tathagatagarbha*.

Amitābha (Bouddha ~): Bouddha de lumière infinie (Sukhāvatī en sanscrit)

Arhat (阿羅漢) : pratiquant ayant atteint l'un des quatre fruits suivants :
Premier fruit : Srôtâpanna.* : rupture des trois nœuds.
Deuxième fruit : Sakradagamin. Les désirs du pratiquant pour le monde sont moins nombreux et moins vigoureux, ce qui entraîne alors une diminution de la force de la colère, de l'avidité et de l'ignorance (les trois poisons*).
Troisième fruit : le pratiquant n'a plus de désirs pour le monde, et la colère, l'avarice et l'ignorance ont disparu. À ce stade, le pratiquant entre dans le monde de la forme*.
Quatrième fruit : le pratiquant entre dans l'état de nirvāṇa* avec reste, et quand il décèdera, il entrera dans le nirvāṇa sans reste : son manas disparaîtra définitivement (et le mental en conséquence, puisque le mental ne réagit qu'aux sollicitations de manas*) et il sortira du cycle des réincarnations.
Cf Śrāvaka et Pratyeka-buddha

Bardo : corps intermédiaire entre deux incarnations, doué d'une conscience mentale et pouvant exister sept jours.

Bhumi (菩薩地) : niveau de bodhisattva*. Il existe huit bhumis.

Bhikkhu (比丘) : moine bouddhiste. Un moniale est appelée bhikkhuni.

Bodhi : 1. Éveil, ou illumination. 2. Véritable sagesse. 3. Etude de la prajñā*.

Bodhisattva (菩薩) : du sanscrit bodhi* (sagesse) et sattva (courageux). Pratiquant de l'école du Mahāyāna*. Il existe différents niveaux de bodhisattva. Un bodhisattva renonce au nirvāṇa sans reste* pour aider les autres.

Bouddha : (佛) : se dit de toute personne qui a développé jusqu'à leur plein accomplissement les trois sagesses (générale*, spécifique* et des graines*). Cette personne est dans un état de nirvāṇa permanent et n'est plus conditionnée ou retenue par son manas*. Son manas fait un avec son véritable moi, le tathagatagarbha*. De ce fait, un bouddha sort du cycle du samsara*.

Chemin du milieu: Ce qui est au-delà de la dualité, le chemin du milieu correspond au véritable moi, au tathagatagarbha*.

Chemins (six): Les royaumes des dieux ou des êtres célestes (deva), des demi-dieux belliqueux (asura), des être humains (puruṣa), des animaux (jantu), des faméliques (préta), et des enfers (naraka).uction

Dharma : (佛法) : dans son sens général, c'est l'enseignement du Bouddha.
Toutefois, si l'on y regarde de plus près, cet enseignement se fait à travers les paroles du Bouddha, donc à travers son corps physique, lequel est une manifestation de son véritable moi (Tathagatagarbha*). Partant, on peut dire que le dharma est, dans son sens plus profond, toute manifestation du véritable moi. À l'échelle du monde, le monde du dharma, c'est la vérité du monde. Le monde est donc une manifestation du véritable moi (et c'est là la vraie nature du monde). L'enseignement du dharma consiste donc à enseigner la manière dont se manifeste le véritable moi.
En dernier ressort, on peut dire également que le véritable moi est lui-même un dharma, un dharma éternel, non conditionné*.

Dharma fonctionnel (有為法) : toute manifestation qui donnera un fruit plus tard. C'est un karma* qui donnera un fruit réel, manifesté (contrairement aux karma qui ne se manifesteront pas). C'est le dharmafonctionnel qui rend nécessaire la réincarnation.

Dharma inconditionné (ou non conditionné) : Fonctionnement de tathagatagarbha.

Dhyana (禪定): niveau de méditation. Il existe quatre dhyana, auxquels correspondent deux samādhi*. Pour chaque dhyana, il existe un premier samādhi qui est une “pré-étape” pour un dhyana, et un samādhi qui est l'étape proprement dite du dhyana. Ainsi, le premier samādhi est la pré-étape du premier dhyana, le deuxième samādhi est l'étape proprement dite du premier dhyana ; le troisième samadhi est la pré-étape du deuxième dhyana, le quatrième samādhi est l'étape proprement dite du deuxième dhyana, et ainsi de suite. À noter que les dhyana obéissent à un processus d'évolution qui se distingue du processus menant à l'illumination: il est possible d'accéder au quatrième niveau de dhyana sans être pour autant illuminé.

Entrées (douze): les six vijñāna* racines (ou entrées externes : organes sensoriels et manas) et les objets des six vijñāna racines (c'est-à-dire les entrées internes).

Fonctions (dix-huit ~ ) (十八法界) : ce sont les six vijñāna racines* (les cinq organes sensoriels et le manas), les objets des six vijñāna* racines (la forme, le son, l'odeur, la saveur, la sensation tactile, le dharma* dans le sens de la véritable manifestation du vrai moi) et les six consciences produites par les vijñāna racines et leurs objets (la vision, l'ouïe, l'odorat, le goût, le sens tactile, le dharma qui forme la conscience mentale).

Fruits (de la pratique): cf arhat.

Graines karmiques contaminées et non contaminées: Les graines karmiques contaminées sont celles qui nous empêchent de sortir du cycle de samsara. Les graines non contaminées en revanche ne nous en empêchent pas. Parmi ces dernières, nous pouvons relever les graines karmiques qui se manifestent à travers les dix-huit fonctions, et les autres, qui ne s'y manifestent pas. Le dharma fonctionnel (c'est-à-dire les graines karmiques manifestées) dépend du dharma non fonctionnel (c'est-à-dire la huitième vijñāna). À noter également que les actions des bouddha ne génèrent que des graines karmiques non contaminées.

Hīnayāna : Cf Théravada.

Illumination : état de celui qui a rencontré son véritable moi. Cela ne signifie pas toutefois qu'il « voit » son véritable moi : il n'en perçoit que les manifestations, et pour l'être illuminé, toute chose qui existe sur terre est une manifestation du tathagatagarbha. Qui atteint l'illumination est également libéré. L'être illuminé conserve son manas*, et demeure donc dans le monde du désir ; mais il connaît un détachement progressif vis-à-vis de l'ensemble des désirs pour le monde.

Jade: par allusion à la pierre précieuse, désigne chacun des trois trésors: le bouddha (véritable moi), le dharma*, la sangha*.

Kalpa: période extrêmement longue, d'une durée de plus de 4,32 milliards d'années.

Karma (業): loi de cause à effet : Toute pensée, toute parole, toute action produit nécessairement des conséquences. Ces conséquences peuvent être positives (comme par exemple un action qui met en pratique les pāramitā*), négatives (toutefois, un action négative peut entraîner une conséquence positive: ainsi par exemple, si je commets un crime, cela peut avoir parfois comme conséquence de m'en repentir et de vouloir vivre à l'avenir plus justement) ou neutres (notamment les compétences, le développement d'un talent, d'une faculté). Ces conséquences se manifesteront quand toutes les conditions nécessaires à leur manifestation seront réunies. Or, ce sont les conséquences d'autres karma qui rendent possibles ces conditions.

Libération : état de l'arhat qui n'a plus d'attachement pour son manas et s'est libéré du cycle des réincarnations. Le pratiquant qui a atteint la libération n'a pas rencontré nécessairement son véritable moi, outathagatagarbha*.

Mahāyāna (大乘) : grand véhicule. Chemin de libération dont la plupart des pratiquants ont une vie séculière.

Manas (我執 七識): septième vijñāna*, racine de la conscience mentale. Manas est la conscience qui s'attache à tout et croit que tout est réel, c'est-à-dire permanent et étant de la nature du véritable moi (ce qu'on appelle manas est un aspect seulement de manas). Un arhat* a choisi de détruire son propre manas, ce qui lui permet d'entrer en nirvāṇa sans reste. Manas est la vraie cause de la réincarnation. C'est l'ensemble des fruits karmiques manifestés ici et maintenant (ce qui donc exclut tout fruit karmique disparu ou non encore manifesté). Pour remarques, manas peut disparaître (on parle alors de « nirvāṇa sans reste »*). En revanche, le Bouddha a préféré nettoyer manas afin qu'il puisse faire un avec son véritable moi.

Mandala : 1. représentation symbolique de l'univers. 2. espace sacré symbolisant le centre de l'univers, et destiné à aider à la concentration.

Mantra: résumé d'un enseignement du Bouddha.

Monde des agrégats: les cinq agrégats, les douze entrées et les dix-huit fonctions.

Monde du désir (欲界) : monde où sont tous les désirs (désirs du corps physique, du mental, et les désirs spirituels), un désir se définissant comme un attachement à un objet quelconque.

Monde de la forme (色界) : monde où ne s'expriment plus les désirs liés aux cinq plaisirs ; toutefois, la personne qui évolue dans ce monde possède encore un corps physique.

Monde sans forme (無色界) : monde dans lequel il n'y a plus de désirs (à l'exception de celui d'y demeurer). Dans ce monde, la personne qui évolue dans ce monde n'a plus de corps physique, mais elle possède encore une conscience mentale.

Nidāna : chacune des causes de la théorie des douze causes (appelée aussi, coproduction conditionnée). De l'ignorance naît l'agrégat du processus ; de l'agrégat du processus naît la conscience mentale ; de la conscience mentale naissent nom et forme ; du nom et de la forme naissent les six entrées ; des six entrées naît le contact ; du contact naît le ressenti ; du ressenti naît le désir ; du désir naît l'attachement ; de l'attachement naît la nécessité de l'existence réelle ; de la nécessité de l'existence réelle apparaît la naissance ; la naissance implique la vieillesse et la mort.

Nirvāṇa (涅槃) : état de tathagatagarbha. État de celui qui sait ce qu'est son vrai moi. Toute personne illuminée est en état de nirvāṇa. Dans la tradition du theravāda il existe deux types de nirvāṇa :
– Le nirvāṇa avec reste : sous entendant l'idée qu'il lui reste le corps physique et son manas. Le pratiquant peut entrer en nirvāṇa en demeurant incarné. Grâce à cet état, il aura la possibilité d'entrer en nirvāṇa sans reste à la mort de son corps physique.
– Le nirvāṇa sans reste : Le pratiquant n'a plus de corps physique. Il n'a plus de manas* non plus, ce qui implique qu'il n'a plus besoin de se réincarner, car c'est manas qui rend nécessaire la réincarnation.
Dans la tradition du mahāyāna, il existe deux autres types de nirvāṇa :
– nirvāṇa de nature pure et tranquille : nirvāṇa accessible lors de l'illumination.
– nirvāṇa illimité : nirvāṇa accessible dans l'état de bouddha.

Nœuds (trois ~) (三縛結): les trois attachements qui nous empêchent d'atteindre la libération : les malentendus sur la nature du vrai moi, la vision confuse de l'enseignement et une mauvaise interprétation de la pratique. Celui qui a rompu les trois nœuds, c'est-à-dire dont le mental et le manas* ont reconnu la vérité (souvent en effet, le mental peut reconnaître une vérité, mais le manas refuse de le reconnaître), a atteint le premier niveau de arhat*.

Nœuds inférieurs (cinq ~) : les cinq plaisirs du monde du désir ; la colère ; les malentendus sur la nature du vrai moi ; les fausses opinions et les mauvais rituels et disciplines ; la vision confuse dans le monde de la forme.

Nœuds supérieurs (cinq ~) : le désir de demeurer dans le monde la forme ; le désir de demeurer dans le monde du sans forme ; l'agitation et le remords, qui peuvent encore subsister ; la vanité ; l'ignorance concernant l'impermanence des mondes de la forme et du sans forme, ainsi que des disciplines justes.

Nostalgie de Bouddha : cf Questions/Réponses, note 21

Objets (des vijñāna racines) : la forme, le son, l'odeur, la saveur, la sensation tactile, le dharma (dans le sens de toute manifestation du vrai moi)*.

Pāramitā (波羅蜜) : ce sont les « perfections », c'est-à-dire les vertus qu'il faut pratiquer pour atteindre à l'illumination. Dans la tradition Mahāyāna, il existe six pāramitā de base : la générosité (dons, aide, propager l'enseignement du Bouddha), l'éthique (éviter ce qui peut nuire à autrui), la patience (par rapport à autrui, par rapport à la pratique), la diligence (être résolu à progresser sans cesse sur le chemin de la pratique), la concentration et la connaissance (de l'enseignement du Bouddha).
Le mahayana distingue six pāramitā qui nous permettent de travailler à l'illumination : la générosité (dāna) ; la conduite juste, les préceptes (śīla) ; la tolérance et la patience qui rendent tranquille (kşanti) ; l'effort et la persévérance (vïrya) ; la méditation, la concentration (dhyanā) ; la sagesse (prajñā).
Après l'illumination, quatre autres pāramitā sont proposés qui sont liés davantage à des types de « comportements » du tathagatagarbha : la capacité d'expliquer clairement et de choisir judicieusement les méthodes (upāya) ; le grand vœu de sauver tous les êtres (qui se décline sous la forme de quate vœux) (pranidhāna) ; le pouvoir et la force de mettre en pratique les pāramitā (bala) ; la sagesse absolue, qui est en fait la somme de toutes les sagesses (jñāna).

Perfections : cf Pāramitā.

Plaisirs (cinq ~) : Les cinq plaisirs du monde du désir sont : la richesse, le sexe, la célébrité, la gourmandise et le désir de trop de sommeil (je suggère de considérer : la paresse, ou au moins ledivertissement). Une autre définition de ces cinq plaisirs est : la forme, le son, l'odeur, le goût et le toucher. L'attachement à ces plaisirs fait que les êtres sont pris dans le samsara (le cycle continu et répétitifdes renaissances) dans le monde du désir.

Poisons (trois ~) : l'ignorance (dans le sens de l'inintelligence), la colère et l'avarice.

Prajñā (般若) : sagesse de celui qui a trouvé son véritable moi et voit en toute chose une manifestation de ce véritable moi. Cette perception du monde, accessible seulement au bodhisattva*, à un être illuminé, lui sert pour résoudre chaque problème de sa vie.

Prajñâpāramitā (般若波羅蜜) : méthode visant à aider les gens à atteindre le chemin de la libération*. Elle consiste dans la pratique des six pāramitā*.

Pratiques avancées (quatre ~) (四 加 行) : dites aussi « additionnelles » : ces quatre pratiques s'adressent à celui qui a déjà exercé les pāramitā* au point que ces dernières sont devenues naturelles pour lui. Les quatre pratiques doivent l'aider alors à trouver son véritable moi.

Pratiyeka buddha : l'un des deux sous-véhicules du theravāda, avec le śrāvaka.

Sagesse générale (總道智) : sagesse destinée à ceux qui viennent de recevoir l'illumination* : ils voient comment, grossièrement, se manifeste le vrai moi, mais ils n'en connaissent pas encore les détails et les subtilités.

Sagesse spécifique (分別智) : sagesse destinée à ceux qui, ayant été déjà illuminés, perçoivent, comprennent en détail la manifestation du véritable moi dans le monde.

Sagesse des graines (道種智) : sagesse des graines karmiques. C'est une sagesse supérieure aux deux précédentes, et qui consiste dans l'observation du fonctionnement et de la manifestation des graines karmiques. Il s'agira donc de comprendre comment fonctionne précisément le karma, des causes aux effets.

Sakradagamin (二果 斯陀含) : deuxième niveau de Śrāvaka arhat* : les désirs du pratiquant pour le monde sont moins nombreux et moins vigoureux, ce qui entraîne alors une diminution de la force de la colère, de l'avarice et de l'ignorance.

Samādhi (三摩地) : niveau de méditation. Cf aussi Dhyana.

Samsara (無明輪回) : cycle des réincarnations. C'est l'ignorance du commencement, de l'origine de toute chose (le véritable moi), qui provoque ce cycle. Cette ignorance fait naître le manas*.

Sangha : 1. communauté de religieux. 2. communauté des saints.

Sceaux (trois ~) : Les trois sceaux du dharma sont également connus comme les Trois Vérités universelles, qui sont les enseignements fondamentaux de Bouddha et sont utilisés pour certifier un niveau de pratique bouddhiste (comme un tampon pour valider une parole). Les trois vérités universelles sont les suivantes: tous les phénomènes sont impermanents ; tous les dharma nous apprennent qu'il n'y a pas de soi ; l'éternité est le nirvāṇa, qui est calme et silence absolus.

Srôtâpanna (初果 須陀洹) : premier fruit de Śrāvaka, premier niveau de Śrāvaka arhat* : le pratiquant a rompu les trois noeuds*. Il existe quatre niveaux d'arhat*

Śūnyatā (空性) : cf Vacuité*.

Śrāvaka : (聲聞乘) : l'un des deux sous-véhicules du theravāda, avec le pratyeka-buddha. Un arhat* śrāvaka ayant atteint la libération* en écoutant la parole du Bouddha* (selon le principe du hinayana*ou theravāda*, c'est-à-dire le petit véhicule). Toute personne suivant le principe du hinayana peut devenir au mieux un arhat, mais non un bouddha* (pour devenir un bouddha, il lui faut suivre la voie du grand véhicule, Mahāyāna).
Il est deux sortes d'arhats : un arhat śrāvaka (celui qui a écouté la parole du Bouddha, et est arrivé à la libération* ; un arhat Pratyeka-buddha (celui qui a observé la nature du monde et atteint la libération tout seul, sans avoir entendu la parole du Bouddha).

Tathagatagarbha (如來藏) : « cœur de bodhisattva. » ou « trésor de Bouddha* ». Véritable moi. Cf aussi Bouddha.

Terre de Bouddha : véritable moi ne contenant plus aucune graine négative. C'est l'état de bouddha.

Theravāda (上座部–小乘) : depuis les années 1950, synonyme de hinayana, petit véhicule. Branche du bouddhisme dont l'une des spécificités est d'affirmer que le pratiquant peut atteindre le niveau d'arhat* et sortir du cycle des réincarnations. Le theravāda se divise en deux véhicules (le premier véhicule concerne ceux qui ont suivi l'enseignement du Bouddha, le second concerne ceux qui ne l'ont pas suivi et se sont contentés d'observer).

Tour de la roue du dharma (premier au troisième tour de la roue du dharma (一到三轉法論) : Le premier tour (dont l'ensemble des enseignements constituent l'agama sutra) correspond au theravāda*: C'est le chemin de la libération*, selon la voie hinayana*. Le deuxième tour (dont l'ensemble des enseignements constituent le sutra du cœur ou Mahaprajñâpāramitā) correspond au Mahāyāna* : c'est l'enseignement du dharma* consistant dans le fait de parler de l'illumination* et du tathagatagarbha*. Le troisième tour consiste dans l'étude détaillée, à travers certains sutra, des vijñāna*, ce qui fait partie de l'étude de la sagesse des graines*. Cette étude ne peut se faire qu'après que le pratiquant a atteint la libération*.

Upāsaka (居士) : pratiquant bouddhiste qui n'est pas moine. On dit upāsikā au féminin.

Vacuité : propriété du tathagatagarbha.

Véhicules (trois) : Les trois véhicules sont trois pratiques : les deux pratiques propres aux arhat (la pratique du śrāvaka, c'est-à-dire d'une personne qui a atteint le niveau d'arhat après avoir entendu l'enseignement du Bouddha ; la pratique du pratyeka-buddha (personne qui, sans avoir jamais écouté l'enseignement du Bouddha, est parvenue à atteindre le niveau d'arhat et à sortir du cycle de la vie et de la mort en observant la nature) et la pratique du bodhisattva (pratiquant qui, après avoir été illuminé, a fait vœu d'aider tous les êtres sensibles jusqu'à les conduire à la bouddhéité).

vijñāna (識) : conscience. Il en existe huit : les cinq premières correspondent aux cinq types de perceptions procurés par les cinq sens. La sixième conscience ou vijñāna est la conscience mentale, dont la propriété est d'analyser. On peut appeler ces six premières consciences des vijñāna racines. Elles fonctionnent par rapport à un objet (les objets des vijñāna racines ; cf vijñāna racines*). La septième conscience est le manas. C'est la conscience du jugement, celle qui affirme aimer ou ne pas aimer tel ou tel objet. On peut inscrire également dans cette septième conscience les émotions et les sentiments. La huitième conscience est le véritable moi, ou tathagatagarbha*.

Objets des vijñāna racines : cf Objets*

vijñāna racines (識根): les cinq organes sensoriels, plus le manas, sans lequel les organes sensoriels ne peuvent fonctionner. Le manas est donc une vijñāna racine particulière. Ces six vijñāna permettent de former les perceptions sensorielles. Les vijñāna racines comprennent les cinq sens (les vijñāna racines externes) et les nerfs qui les relient au cerveau (les nerfs étant les vijñāna racines internes).

vijñāna racines Objets des vijñāna racines Consciences (vijñāna)
œil + forme = vision
oreille + son = ouïe
nez + odeur = odorat
langue + saveur = goût
corps + contact = toucher
manas + dharma = conscience mentale


[1] C'est-à-dire la conscience qu'on a des choses, et qui précède la conscience mentale.
[2] La conscience mentale se base sur l'agrégat de la compréhension pour fonctionner : l'agrégat de la compréhension permet simplement de prendre conscience de quelque chose.


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